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Le sujet : Cette femme-là est flic. Elle n'aime pas le 29 février qui lui rappelle une tragédie personnelle. Et vers cette maudite fin du mois de février démarre son enquête sur un corps trouvé dans la forêt.
Ce qu'on en dit : Guillaume Nicloux est doué pour les ambiances sombres, les enquêtes policières sans éclat, voire glauquement banales. Le réalisateur a, en outre, une capacité à décrire la vie quotidienne de flics ordinaires. Et cette femme-là se fond parfaitement dans l'univers du réalisateur : murée dans son silence, se débattant avec ses démons, ses visions, ses cauchemards, Michèle Varin semble sans cesse perdre pied mais continue pourtant, péniblement, son enquête.
Guillaume Nicloux perd le spectateur dans les recoins de l'esprit désespéré de Michèle Varin et c'est l'atout majeur de ce film : confondre réalité et fantasme, en laissant au spectateur le soin de se perdre dans les limites très floues de la frontière sensée délimitée la vérité.
Josiane Balasko parvient à émouvoir avec un personnage pourtant souvent inexpressif et souffrant de manière très intérieure. Elle est entourée par de nombreux personnages secondaires qui prennent de l'ampleur en quelques scènes (mention spéciale à Sylvain Bazinsky interprété par Eric Caravaca qui parvient à introduire un peu de légèreté dans le quotidien sombre de Michèle Varin).
Le seul bémol pour moi dans cet univers angoissant : la fin de l'enquête qui me paraît un peu trop extrême et loin de l'ambiance général du film. Mais l'enquête est accessoire dans ce film, donc le bémol peut l'être aussi ! Cette femme-là est un film d'ambiances. Laissez-vous angoisser.
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