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Le sujet : Tommi, 11 ans, sa grande soeur Viola et leur père Renato forment une famille unie mais un peu bancale dont la mère est étrangement absente.
Ce qu'on en dit : Libero aborde les thèmes de la famille et de la séparation vus à travers le regard d'un enfant. Pour Tommi, la préadolescence est une période très difficile, parsemée de difficultés émotives et familiales.
Le film le suit dans ce chemin chaotique sans jamais tomber dans des excès larmoyants ou donneurs de leçon. Grâce à l'aura très particulière que dégage Alexandro Morace (l'acteur qui interprète Tommi), le film est d'une grande finesse : les gestes, les regards de Tommi nous rendent les évènements perceptibles et sensibles. Le réalisateur nous oblige à ressentir les choses, exactement comme un enfant peut le faire puisqu'il n'a pas encore toutes les clés pour analyser et qu'il est obligé de se fier à son instinct pour se protéger. Tommi tente de dépasser les difficultés en se construisant plus ou moins instinctivement des outils appropriés, aussi bien de défense que d'attaque, pour ne pas se laisser écraser par les événements.
De plus, avec un scénario âpre et juste, le réalisateur parvient à nous faire sentir toute la difficulté d'être dans son rôle (de père, de mère, d'enfant) : ainsi le père qui peut être tour à tour drôle, câlin puis aussi violent et incapable de maîtriser certaines situations.
Au final, Kim Rossi Stuart montre une famille pleine de rage et d'imperfections, d'une inconsolable solitude, mais qui tient debout malgré tout grâce au souci constant de chacun pour les autres, à leur amour, à leur capacité à pardonner et à comprendre de façon intuitive les souffrances des autres.
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