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Le sujet : Portrait d'une enfant de 11 ans, Jeliza-Rose, confrontée à un monde étrange et difficile.
Ce qu'on en dit : Tideland ou Alice au pays des horreurs. Tideland est adapté d'un roman écrit par Mitch Cullin (qui a participé à l'écriture du scénario) qui raconte l'histoire d'une enfant qui se construit comme elle peut en dépit d'une grande souffrance. C'est une fable de survie dans des circonstances plutôt étranges.
Ce film peut choquer ou mettre mal à l'aise car s'il parle d'un thème universel (la souffrance d'une enfant qui survit en toute innocence dans un univers très dur), il l'aborde du point de vue unique de cette enfant et de son imaginaire. Il faut donc accepter de s'abandonner aux regards de Jeliza-Rose et de Terry Gilliam.
Mais si vous vous laissez porter par la narration poétique de Tideland, vous entrez alors dans un univers fantasque où l'imaginaire prime sur le réel.
Visuellement, le talent du réalisateur donne un style à tous les plans : les décors sont inquiétants à l'extérieur et sombres, désordonnés à l'intérieur, les images paraissent simples et naïves, comme sorties de l'imaginaire d'un enfant.
Quant aux personnages, ils achèvent de donner le ton à l'histoire : entre Dell la fille borgne, Dickens l'épileptique, les parents pas au mieux de leur forme et les poupées Barbie démembrées, l'univers de Jeliza-Rose (interprétée magnifiquement par Jodelle Ferland) est bien étrange. Sa confrontation avec le monde sera courageuse, ironique et singulière.
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