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Le sujet : Romain, la trentaine, photographe, apprend brutalement que ses jours sont comptés. Que faire du "temps qui reste" ?
Ce qu'on en dit : Dans "Le Temps qui reste", la mort est une réalité, une certitude, il n'y a pas une ambiguïté sur l'inéluctabilité de la maladie.
Le ton est donné : nous allons suivre le trajet de Romain vers sa mort.
Si François Ozon réussit à nous intéresser au trajet de Romain, c'est grâce à des talents multiples : la lumière qui met en valeur la beauté de Romain, sa manière d'utiliser le cadre (il a utilisé le Cinémascope) et son interprète principal, Melvil Poupaud, qui se transforme physiquement tout au long du film et qui attire par sa façon d'être.
Bien sûr les choix de Romain quant à l'utilisation du temps qui lui reste sont très personnels et il fait comme il peut, comme il le sent. On peut le trouver élégant dans sa fuite ou égoïste dans son silence mais on accepte son parcours car le film le rend terriblement touchant.
Et finalement le film renvoit à son propre parcours et à ses propres choix futurs si une mort inéluctable nous était annoncée : comment vivre quand on sait que l'on va mourir ? Quelles décisions prendre ? "Le temps qui reste" offre une parenthèse spirituelle, un moment de recueillement pour réfléchir à l'utilisation du temps qui passe. Profitez-en !
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