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Le sujet : Xavier a 30 ans et ne semble pas avoir beaucoup de certitudes : certes, il est devenu écrivain, mais il écrit sans enthousiasme pour la télévision. Certes, il enchaîne les aventures amoureuses, mais sans attachement durable.
Pour Xavier, la vie ressemble à un jeu de poupées russes grandeur nature : chaque jour lui apporte son lot d'éventualités tentantes mais presque semblables aux précédentes. Et si Xavier devait finalement apprendre à jouer avec ses cartes sans continuer de penser qu'elles sont inépuisables et interchangeables ?
Ce qu'on en dit : Les Poupées russes est la suite de "l'auberge espagnole" et cette fois-ci Cédric Klapisch nous parle de la trentaine rêveuse des années 2000 : pour Klapisch, Xavier doit choisir entre rêver et arrêter de rêver, que ce soit dans son travail, dans sa réalisation personnelle ou dans sa vie sentimentale.
Mais le réalisateur ne rend pas le choix de Xavier cornélien pour autant : il montre des "3 èmes" voies qui peuvent permettre à Xavier de ne pas abandonner le rêve intégralement, et il utilise l'humour avec beaucoup d'à propos.
En outre, la façon de filmer du réalisateur est pour beaucoup dans le plaisir de suivre en pointillés la vie relativement normale de Xavier. Grâce à l'utilisation de dérivatifs cinématographiques (le sitcom filmé par exemple), il parvient à être nuancé tout en grossissant le trait.
On accompagne avec bonheur les tribulations de Romain Duris sous les traits de Xavier et on retrouve avec délectation une partie des acteurs de "l'auberge espagnole" en espérant que toute cette joyeuse équipe sera partante pour un prochain "casse-tête chinois".
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