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Le sujet : A 28 ans, Tom semble marcher sur les traces de son père, un homme d'affaires véreux dans l'immobilier.
Mais une rencontre fortuite va le pousser à chercher une autre voix.
Ce qu'on en dit : Tom ne respire plus, il étouffe dans sa vie qui ressemble étrangement à celle de son père : de battre, son coeur s'est arrêté. Mécaniquement il imite son père, cherchant son approbation dans un univers aux agissements parfois immoraux et à la limite de la légalité.
Mais Jacques Audiard ne filme pas l'évidence : au départ Tom ne se pose pas de questions et vit cette vie sans états d'âme. Une rencontre va l'obliger à changer, à suivre sa propre voie. Le chemin sera douloureux car Tom aime son père et cherche l'amour filial.
Dans le film de Jacques Audiard, les signes et symboles sont nombreux : l'étrange parallèle entre la vie du père et celle de Tom, et le virage pris par Tom pour s'éloigner de la voie toute tracée, passera par l'acceptation des femmes dans son univers et par l'évolution dans sa manière de les regarder, de les écouter. Ce que le père de Tom n'a pas su faire.
Il passera aussi par l'apprentissage de la respiration et l'obligation de marquer des pauses. Ce que le père de Tom a oublié de faire.
Il passera enfin par le refus d'agir à la convenance du père.
Pour interpréter Tom qui est constamment à fleur de peau et semble sans cesse à bout de souffle, Romain Duris magnétise l'écran. Il est de tous les plans car c'est sa métamorphose qui se déroule sous nos yeux. Et si la respiration vous manque pendant la projection, c'est que Tom aura touché une corde sensible : celle qui vous oblige à accepter de grandir en suivant votre propre voie.
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