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Le sujet : Casim est issu d'une famille pakistanaise musulmane.
Rosin est une jeune enseignante catholique.
Ils se plaisent mais leur histoire d'amour démarre sur de multiples incompréhensions.
Ce qu'on en dit : Ken Loach continue à dépeindre la société anglaise avec bonheur.
Son sujet est pourtant relativement délicat : raconter une histoire d'amour entre deux personnes issues de milieux et de religions différents aurait pu vite tomber dans la caricature de "Roméo et Juliette" version moderne.
Or la famille de Casim n'est pas une famille de méchants mais une famille où les codes d'honneur et les habitudes sociales ne peuvent pas être remis en cause sans accepter un effondrement de beaucoup de valeurs qui sont les fondements de leur communauté. Et le sacrifice individuel est moins important que le respect de cette communauté.
Ken Loach montre très intelligemment que le respect des valeurs d'une communauté n'est pas simplement un fait de génération mais une question de caractère : la soeur aînée adhère, la plus jeune cherche une autre voix et Casim est passif jusqu'à ce qu'il comprenne la force de son amour pour Rosin.
Le personnage de Rosin est au départ totalement largué face aux interrogations et au cas de conscience de Casim qui sait qu'il brise toute sa famille en choisissant de vivre son amour pour Rosin. Il faudra qu'elle aussi soit confrontée à l'incompréhension de sa propre communauté pour mieux mesurer l'impact du choix de l'amour envers et contre tout.
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