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Le sujet : Il était une fois, dans un pays très lointain, Krank, un homme qui vieillissait anormalement vite, faute de pouvoir rêver. Pour comprendre son mal, il kidnappait de jeunes enfants et volait leurs rêves.
Parmi ses cobayes figure Denree, le frère du grand et costaud One. Aidé de Miette, une charmante petite fille, celui-ci va tout faire pour délivrer son frérot des griffes du sombre malade.
Ce qu'on en dit : Après le succès rencontré par Delicatessen, le budget accordé à Jeunet et Caro pour la cité des enfants perdus fut conséquent : pas moins de 90 millions de francs, ce qui n'est pas courant pour un film français.
Selon les auteurs, le projet avait germé dans leurs cervaux quatorze ans auparavant. On sent effectivement que la réflexion fut longue. A la première vision, on peut être submergé par le nombre d'idées développées par les auteurs. On a même parfois du mal à retrouver le fil d'un scénario au milieu de cette inventivité foisonnante. Cela explique sûrement l'accueil mitigé réservé au film par les spectateurs et les critiques.
Pour ma part, j'ai pu avec joie assister à quelques scènes jouissives sur un plan créatif : lorsque la pieuvre fait la cuisine à quatre mains ou lorsque Miette, en périlleuse position, perd une larme qui va vérifier les lois du chaos en provoquant un ensemble d'événements improbables.
Au delà de ces trouvailles, le film est visuellement époustoufflant. Les décors nous plongent dans un univers qui ne ressemble à rien de connu. La photo, brillante, est signée Darius Khondji, qui réalisera par la suite celle de Se7en, de The Beach et de La Neuvième Porte.
De la Cité des enfants perdus, je garde l'image d'un conte baroque pour adultes. Et le baroque est loin de faire l'unanimité !
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