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Le sujet : Un immeuble perdu on ne sait où, on ne sait quand. Des habitants, aux tronches qu'on oublie pas, survivent dans une ambiance fin du monde. Le maître des lieux est Clapet, un boucher peu scrupuleux, qui change souvent de garçon à tout faire, pourvu qu'il soit dodu.
Dodu, Louison ne l'est pas, mais faute d'autre candidat, Clapet l'embauche. Rien ne se passe alors comme il l'avait prévu.
Ce qu'on en dit : Delicatessen, comme la Cité des enfants perdus est un film que l'on aime ou que l'on déteste.
L'imagination visuelle du couple Jeunet / Caro s'exprime ici à sa pleine mesure. Le contexte est futuriste, mais les décors et les costumes sont largement inspirés des années 50 et 60. Du générique de début à celui de fin, chaque image est léchée, chaque plan est d'une originalité déconcertante.
Même originalité en ce qui concerne le casting: le film est un défilé de "tronches". Mis à part Louison et Julie, les réalisateurs ne s'attachent à aucun d'entre eux, mais les exposent, dans leur angoissant quotidien. Julie, la fille du boucher, est émouvante de timidité et de maladresse. Louison est sensible et doux. De leur confrontation à un monde impitoyable et sombre, naît un comique burlesque et souvent noir.
Le film marche sur les traces du Brazil de Terry Gilliam, ce qui est l'un des plus beaux compliments que l'on puisse lui faire.
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