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Orange Mécanique: toutes les photos

Orange Mécanique
(Clockwork Orange, A)
Réalisation : Stanley Kubrick
Long-métrage de fiction : Drame Social
Thèmes : Intégration sociale, Manipulation, Oppression, Violence
Infos Film     4 photos     6 commentaires, ajoutez le vôtre !  

Elle Driver. the BACK par Elle Driver le 10 mars 2005
Réalisé par Kubrick, ce filme ne peut qu'être bien (j'ai adoré Eyes wide shut).
Mais si on veut choquer les spectateurs, on met du sang, de la violence, de l'amoralité.
Pas du viol. C'est dégueulasse.

Hasta la vista. Baby.

réaction à  Elle Driver par soho le 14 juin 2005
D'abord qu'est ce que c'est le viol sinon de la violence et de l'amoralité ?
Deuxièmement, pensez-vous vraiment que ce film n'ait été créé QUE pour choquer les spectateurs? C'est justement ce genre de réactions, celles qui considèrent Orange Mécanique comme un film d'horreur en soi n'ayant pour seul but que de faire gerber tripes et boyaux aux spectateurs, c'est ce genre de réactions qui ont fait que Kubrick (ainsi que Burgess pour le roman qui est à la base du film) ont été accusés de faire l'apologie de la violence et ont été jugés responsables de poussées de délinquance après la sortie de film.
Non, Orange Mécanique n'est pas un film à prendre au premier degré!!!! C'est un gros coup de gueule que je pousse là  : ce film, avant d'être un film d'horreur (si tant est qu'on puisse vraiment le désigner comme ça) est une interrogation sur la nature humaine, et une énorme question philosophique : doit-on, au détriment de la personnalité de l'individu et de sa nature profonde, l'aliéner, pour le soi-disant bien être de la communauté? Car Alex, comme vous ne semblez pas l'avoir remarqué, est plus une représentation qu'un vrai personnage!! Au départ, le comportement d'Alex est la symbolique du comportement de l'homme quand il n'est conditionné par aucune règle ; le traitement psychologique qu'on lui fait subir, lui, n'est autre que la représentation du carcan que la société inflige à  nos esprits ; et la maladie qui s'ensuit, elle, est censée être la névrose même qu'entraine la société (tout ceci selon les dires de Kubrick lui-même, que je ne sois pas accusée de déformer le film). Kubrick pense simplement que la nature humaine est foncièrement mauvaise, comme tant d'autres l'ont pensé avant lui et le pensent toujours.
Dès lors, expliquez-moi comment vous ne pouvez voir dans Orange Mécanique QU'UN moyen de choquer les spectateurs? Parce que ça me semble être une vision très réductrice du film. Avant tout il doit être un film qui fait réfléchir (bien que manifestement ça marche pas pour tout le monde). Alors bien sûr, ça choque, parce que l'homme ne supporte pas de sortir d'une salle de cinéma en ayant les yeux grands ouverts sur sa condition. Bien sûr, ça choque de voir un clochard se faire passer à tabac et une femme se faire violer (quoique, dans le roman qui a donné naissance au film, Alex était censé violer deux petites filles de 10 ans...). Mais sans ça, comment s'il vous plait réussir à faire passer le message? La violence dans Orange Mécanique doit être perçue comme nécessaire, sinon il n'y a plus de réflexion possible!
Quant à votre remarque sur le viol qu'on ne devrait pas mettre en scène... réfléchissons deux minutes : comme nous l'avons vu plus tôt, Kubrick nous montre dans la première partie du film que l'homme est mauvais par nature. Pensez-vous que cette idée aurait été assez accentuée si on avait simplement montré Alex en train de passer à tabac quelques gens? Sans compter que si vous êtes tellement choqué de voir une scène de viol dans un film, vous ne devez pas supporter facilement de regarder les informations...
Sur ce, j'arrête là  mon coup de gueule et vous demande s'il vous plait de re-regarder le film en ayant en tête ces questions. Regarder Orange Mécanique au premier degré est tout le contraire de ce que l'auteur aurait voulu. La preuve est qu'il met tout en oeuvre pour que le spectateur prenne de la distance par rapport aux images (décors, langage, costumes...) et ne s'identifie à aucun des personnages. Et donc n'y voit pas uniquement un film choquant. N'y voit pas qu'une énorme scène de viol.

Merci de m'avoir lue, bien à vous.
Adieu

Remise à niveau d'un classique du cinéma contemporain. par Julien LeShaman le 15 sept 2005
Un film qui fait encore aujourd'hui l'unanimité par une armée de jeunes adolescents parce qu'il est violent et qu'il y a du sexe à la dérangeante impression gratuite du viol. Ca les fait fantasmer car c'est un film ! Erreur, "Orange Mécanique" sorti en 1971 et réalisé par Stanley Kubrick (si sur-estimé) mélange à coup sûr l'émotion et la violence gratuite. C'est aussi une plongée kitsch (désolé mais qui a affreusement vieillie) dans le futur proche (les années 80) avec cette société moderne qui tolère tout, même la censure. Cette dernière n'a pas épargné le film et le roman est devenu un phénomène à son tour.
35 ans plus tard, "Orange Mécanique" reste au rang des films cultes à découvrir pour se donner une idée de la puissance de réalisation que l'on avait à cette époque. Et même si aujourd'hui Kubrick nous a quitté, il reste un auteur inégal qui a eu tous les succès les moins exploités.

Le meilleur Kubrick :
- SHINING
- THE KILLING


Julien LeShaman

1000 excuses à Stanley par Elle Driver le 27 sept 2005
J'ai récemment lu la lettre de Soho et j'ai lu le livre de Burgess (Orange mécanique)
Et bien je crois que la première claque que m'a foutu le livre n'est rien à côté du coup de tatane de la réaction de Soho qui a su me remettre dans le droit chemin.
J'ai relu le message que j'avais écrit jadis (comme c'est poétique) et, non seulement j'ai fait une faute d'orthographe, mais en plus j'ai carrément insulté la mémoire de Kubrick en définissant son film comme une "oeuvre" commerciale faite pour choquer.
Loin de moi cette idée (c'était peut-être mon instinct féminin qui se réveillait face à cette fameuse scène).
Quoi qu'il en soit, je voudrais remercier Soho car il a eu bien raison de contredire mon message.
Bravo...

L'Orange Mécanique tient ses promesses par Jon le 25 sept 2006
Putain!!! Veuillez excusez je vous en prie cette grossièreté qui devait de toute façon sortir. Je viens A PEINE de visionner l'une des oeuvres majeures du 7ème art et j'ai déjà envie de recommencer.

J'avais entendu tant de critiques (tantôt des louanges tantôt des pamphlets haineux) sans avoir vu une seule minute de l'opus. J'ai reçu une claque, vraiment. Ou plutôt une caresse langoureuse qui, image après image, me berça tout doucement dans la béatitude la plus extrême. et maintenant je suis tmpli d'une allégresse sans nom lorsque je revois les scènes marquantes que Kubrick nous a offert. Le saut d' Alex, les séances dites de "cinéma", la partie à trois en accéléré, bref que de grands moments égrenant O.M. L'histoire en elle-même exhorte à la réflexion et au débat sur la violence et les soi-disants moyens de la combattre. La mise en scène de Stanley Kubrick est tout simplement géniale (précision des cadrages, travelling, panoramiques) s'enchaînent en toute harmonie contribuant à plonger le spectateur dans cette atmosphère si singulière et si "kitsch" qu'est l'univers dérangeant d'Orange Mécanique. La performance de Malcolm MacDowell est époustoufflante, quant à la bande son, que dire... Il s'agit quand même de Ludwig Van... en conclusion, je remercie toutes les personnes qui m'ont recommandé de regarder ce véritable chef d'oeuvre que je ne suis pas prêt d'oublier de sitôt.

l'abysse mécanique par zyron le 30 sept 2006
L'un des 5 meilleurs films de toute l'histoire du cinéma selon moi. Un chef d'oeuvre intemporel. J'ai eu la chance de le visionner il y a un peu près une semaine et jamais une oeuvre m'avait parut aussi fraîche et originale qu'Orange Mécanique. Par son scénario " méphistophéliquement" envoûtant et déroutant, par ses acteurs exceptionnels (mention spéciale pour Malcolm MacDowell), par ses décors kitsch et sa bande son magistrale qui confère à OM son atmosphère si particulière et par sa mise en scène digne du génie que l'on sait chez Kubrick, l'on peut éprouver durant 125 minutes l'impression d'assister à l'oeuvre la plus riche et la plus profonde de l'histoire de l'art. Le sujet et la manière dont le réalisateur l'aborde et nous la dévoile, de manière ironique et satirique, nous exhorte à un questionnement métaphysique sans fin auquel il est cependant indispensable d'être confronté. Elle concerne le traiment que l'on doit infliger aux criminels les plus vils de l'humanité (ici le petit Alex qui prend un plaisir malsain à tabasser des clochards, à violer des femmes devant leurs maris impuissants). Le système carcéral ne pourra jamais éradiquer les criminels. Et si alors, on pouvait transformer ces mêmes criminels à l'aide d'un "traitement" psychologique,en doux agneaux revenus au sein du troupeau, tout en sachant qu'il nous faudrait les priver de toute liberté de choix, le ferions-nous? La question est à se poser lorsque l'on a l'occasion d'assister au traitement qui est infliger à Alex à sa sortie de prison. Dans la dernière partie du film,nous sommes confrontés à un autre problème philosophique. Pouvons-nous priver ces gens du droit d'être "humain"? Et qu'est -ce qu'être humain au fond ? Alex et sa bande se comportent tels des animaux (ils se disputent des territoires, copulent, boivent du Lait plus, allusion au lait maternel). La chose qui fait d'Alex un homme c'est son amour de Beetoven. Mais il lui sera pris. Au final, on se dit qu'Alex n'est plus rien jusqu'à son ambigü "je suis guéri". Un véritable chef d'oeuvre du 7ème art.

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